Jorge Cárdenas a entraîné son corps pendant des années pour le sport de haut niveau. Aujourd’hui, il est aussi devenu une source de revenus. L’haltérophile mexicain est actif sur OnlyFans et utilise la plateforme pour gagner de l’argent afin de financer la suite de sa carrière.
Cárdenas a représenté le Mexique aux Jeux olympiques de Tokyo et a terminé onzième dans la catégorie des moins de 73 kilogrammes. Mais l’expérience olympique ne garantit pas automatiquement la sécurité financière. L’entraînement, les déplacements, les compétitions et la préparation aux événements internationaux coûtent cher. OnlyFans lui offre un moyen supplémentaire de cofinancer ces coûts.
Ce qui peut sembler inhabituel pour un athlète olympique s’inscrit en réalité dans une évolution plus large. De plus en plus de jeunes utilisent des plateformes comme OnlyFans pour financer leurs propres projets et carrières. Il ne s’agit plus seulement de contenus érotiques : musiciennes et musiciens, influenceurs, mannequins, créatifs, entrepreneures et sportifs cherchent, grâce au soutien direct de leur communauté, à devenir plus indépendants des sponsors ou employeurs classiques.
Le principe est simple : plutôt que d’attendre qu’une maison de disques, un sponsor ou une entreprise finance la carrière, on transforme directement sa propre audience en argent. Le corps, la personnalité, les contenus exclusifs ou les coulisses deviennent alors une marque personnelle.
Pour Cárdenas, ce modèle correspond particulièrement bien à son identité sportive. Son corps sculpté est le fruit d’années de travail – et c’est précisément ce qui intéresse un public en ligne.
OnlyFans ne remplace donc pas le sport pour lui. La plateforme doit plutôt l’aider à pouvoir continuer à le pratiquer. Et c’est peut-être là l’aspect le plus intéressant de son histoire : ce qui était autrefois associé surtout à l’érotisme devient, pour certains jeunes, un outil leur permettant de financer leurs propres rêves professionnels.
Texte: DISPLAY Online.
Traduit de l’allemand – article paru sur display-magazin.ch.
