Ricky Cohete est né dans une ville côtière d’Équateur, mais a grandi principalement à Miami. C’est la lumière de la Floride qui l’a poussé à explorer la photographie. La lumière dure et les ombres marquées étaient faciles à trouver par ce climat chaud. L’effet net et précis de ces conditions de lumière est devenu une évidence, permettant de se passer de situations de studio.
Autodidacte, il a commencé par photographier des danseurs de ballet à Miami, consacrant de plus en plus de temps à la forme masculine. Il travaillait avec eux en dehors de leur espace familier (le studio de répétition) et les emmenait dehors, sur le sable ou dans l’eau, créant une dynamique d’où surgissaient sans cesse de nouvelles compositions.

«Mon travail joue avec des énergies à la fois féminines et masculines, pour ouvrir une perspective sur les rôles de genre et sur la façon dont ceux-ci façonnent notre identité. Il se réfère en même temps aux sculptures classiques et au corps humain, traité à travers un sentiment d’agonie, de sensualité, de créativité érotique et de séduction.»
Pourquoi travailles-tu presque exclusivement en photographie noir et blanc ?
J’aime beaucoup travailler en noir et blanc, car cela dirige le regard vers les formes, la lumière et la composition, au lieu d’être distrait par les couleurs. De plus, je suis naturellement attiré, encore et encore, par le noir et blanc.
Quels sentiments ou pensées souhaites-tu susciter chez le spectateur ?
«Un sentiment d’aventure et de liberté.»
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Texte: Andreas Koch.
Traduit de l’allemand – article paru sur display-magazin.ch.
