DISPLAY : Cyrill, tu te promènes dans Zurich en tant que TikTokeur et tu t’affiches ouvertement comme homme gay. Comment décrirais-tu ton contenu à quelqu’un qui ne te connaît pas encore ?
Cyrill : Varié et très personnel. Je montre ma vie sous différentes perspectives. C’est du storytelling sur mes pensées et sur ce qui se passe chez moi en ce moment. Parfois, ça part vers le divertissement, parfois c’est sérieux – la plupart des vidéos ont un message caché. Il se passe donc chaque jour quelque chose de nouveau. Tantôt je cuisine, tantôt c’est un sujet beauté, une histoire de dating complètement folle, ou je m’engage politiquement pour une maison d’accueil pour femmes, les droits des personnes homosexuelles ou… Mais je pense que ce qui caractérise le plus mes vidéos, c’est l’authenticité et le fait que je ne mâche absolument pas mes mots.
Pendant ton enfance à Buttisholz, tu avais un surnom méchant à cause de ta sexualité. Qu’est-ce qui t’a aidé à l’époque à le supporter ?
Quand j’y repense, ça me fait parfois sourire… En réalité, j’ai toujours été « connu ». À l’époque, on me connaissait simplement comme « d’Schwochtle vo Buttisholz » (la « tapette de Buttisholz »).
Pendant cette période difficile, Lady Gaga m’a énormément aidé. Elle était et reste mon grand modèle, et j’ai toujours voulu être comme elle. Elle m’a donné le sentiment que c’est okay d’être tel qu’on veut être. J’ai toujours rêvé d’être connu un jour et d’être un modèle pour les autres – comme elle l’a été et l’est toujours pour moi. C’est pourquoi, dans mes rêves, j’étais déjà une star à l’époque.
Y a-t-il eu un moment précis où tu as décidé de te montrer en ligne de manière totalement ouverte et sans filtre ?
C’est arrivé pendant mon séjour linguistique en Espagne. Ce séjour a été une pure catastrophe et j’y ai vécu beaucoup de choses qui m’ont encore marqué. J’étais seul – je n’avais personne avec moi pour partager mes pensées et parler allemand. Pendant cette période, je n’allais pas bien du tout – je me suis perdu moi-même et j’ai dû me retrouver.
C’est seulement alors qu’est venue l’attitude de me moquer complètement de ce que les autres pensaient de moi. Et puis, par ennui, j’ai sorti mon téléphone d’une manière ou d’une autre – et j’ai partagé mes expériences sur TikTok. À l’époque, je n’aurais jamais pensé qu’un jour autant de gens m’écouteraient vraiment…
Mais ce qui a sûrement aidé, c’est que j’étais seul en Espagne et que j’avais le sentiment que, de toute façon, personne qui pourrait me connaître ne verrait ces vidéos.

Zurich & Nightlife
À quoi ressemble pour toi une sortie parfaite à Zurich ?
Elle commence toujours à la maison devant le miroir – car la première fête, je la fais toujours avec moi-même. Ensuite, je retrouve mes amis – la plupart du temps on n’a pas de plan et pourtant on en a quand même un, d’une certaine manière. Ça démarre dans un bar – puis on va d’un club à l’autre.
C’est exactement ce que j’adore à Zurich – on va de la Langstrasse à la Hardbrücke, puis à l’Albisriedenplatz, puis on revient à la Hardbrücke et éventuellement encore au Niederdorf… On est flexible et libre – toute la nuit.
Club underground, bar ou plutôt soirée privée chez des amis – où te sens-tu le mieux ?
Difficile à dire. Avec les bonnes personnes, je suis aussi heureux avec une couverture sur un pré au bord du lac. Mais si je peux choisir – un samedi soir –, je me vois déjà en ce moment en plein milieu d’un dancefloor – devant, près du DJ, en train de danser.
Quelle fête ou quel événement attends-tu le plus en ce moment ?
J’attends toujours avec impatience la Rakete au Hive, en fin de mois – parce que j’y vois à chaque fois énormément de gens différents… et j’aime ça. L’ambiance y est toujours géniale et le mélange de gens immense. J’y passe toujours un moment formidable – et partout je connais quelqu’un avec qui parler ou danser.
Être créateur de contenu, ça veut aussi dire être souvent « on » – comment décroches-tu quand la caméra est éteinte ?
C’est parfois difficile, parce que mon contenu vit de situations de mon quotidien. Mes vidéos sont la plupart du temps préenregistrées et je poste toujours mes stories du jour le soir – car quand je suis avec des amis, je veux profiter du temps avec eux et ne pas être tout le temps sur mon téléphone. Mais il reste à portée de main au cas où il se passe quelque chose, car j’écris/je filme une sorte de journal intime – pour ne pas oublier une histoire vécue – puis je range à nouveau le téléphone, comme si de rien n’était.
Avec qui aimes-tu le plus passer ton temps libre ?
Avec ma meilleure amie Tea ou avec Reto – ce sont eux qui me sont le plus proches en ce moment, et avec eux je passe toujours un moment inoubliable – que ce soit lors de discussions profondes, de moments drôles ou de tout ce qui peut arriver. Avec eux, je peux être moi-même à 100 % et souffler. Passer une journée avec eux me donne toujours énormément d’énergie positive et de motivation pour mon quotidien.
Quel endroit de Zurich montres-tu en premier à des ami·e·s venu·e·s d’ailleurs ?
J’adore être au Bellevue – longer le lac au coucher du soleil en direction de la Chinawiese, je trouve ça indescriptiblement beau à chaque fois.
À quoi ressemble actuellement ton week-end parfait ?
C’est toujours différent – l’essentiel, c’est qu’il se passe quelque chose – et c’est exactement ce que j’adore, parce que j’aime sans cesse sortir de ma zone de confort. Je me lève tous les jours – sauf le dimanche – au plus tard à 8h30 et je vais d’abord deux heures à la salle de sport.
Ensuite, je me prépare pour la journée, je vais à un festival, je sors avec des amis, je tourne du contenu… Ou alors, parfois, j’aime aussi beaucoup rester simplement seul à la maison, profiter du calme et faire le ménage.
Ce qui est toujours fixe, en revanche : chaque dimanche à 19h, je fais un livestream sur TikTok pour ma communauté. J’adore ça aussi, parce que j’ai alors un échange direct et que je touche des milliers de personnes en l’espace de deux heures.

Armée % Queer
Beaucoup ne croyaient pas que tu réussirais l’école de recrues (ER) à cause de ta sexualité. Qu’est-ce qui t’a quand même décidé à la faire ?
Mon entourage. On se moquait de moi et on ne me prenait pas au sérieux – à la « de toute façon, Cyrill n’ira pas jusqu’au bout ». Puis la mère d’un ami a fait la remarque : « Cyrill ? Bien trop pédé pour l’armée – il ne pourra jamais tenir le coup. » Et mon attitude a toujours été, et reste : « U gonna watch me win, Bitch! » Quand je me mets quelque chose en tête, quand je commence quelque chose, je vais jusqu’au bout, coûte que coûte, et je n’abandonne jamais…
Bon – et puis j’ai fait une école de recrues en service long (Durchdiener) pendant le Covid – avec interdiction de congé, couvre-feu & Co. à cause du Covid – HAHA. Et ça, il faut déjà le refaire, pour voir !
Au début de ton ER, une recrue a comparé le fait d’être gay à un meurtre et à un viol. Comment as-tu réagi sur le moment ?
Là, j’ai d’abord eu la gorge serrée. C’était le « chrétien ». Il a dit que Dieu pardonnait tous les péchés, qu’il fallait juste reconnaître qu’on avait commis une faute. Là-dessus, j’ai demandé : et si on ne reconnaît pas sa faute ? Parce que pour moi, être gay n’est pas une faute – je suis né comme ça, par Dieu, si on veut le dire ainsi – et je ne fais de mal à personne avec ça, non ?
Là-dessus, il a dit que j’irais en enfer…
Alors j’ai souri et j’ai dit : « Bon, eh bien, j’irai en enfer et je coucherai avec Satan. Mais ne m’oublie pas, je ferai en sorte que tu viennes avec moi. »
Avec certaines personnes, ça ne sert à rien de discuter. Parfois, céder est plus malin que de lancer une discussion – ou alors on est comme moi, et on fait en sorte de clouer le bec à l’autre direct.
Tu postes encore aujourd’hui des photos de toi en uniforme, même si ça déclenche de la haine et des menaces en ligne. Qu’est-ce qui te donne la force de le faire quand même ?
En fait, je ne le fais pas vraiment de moi-même – ça revient tout simplement, encore et encore. Comme maintenant : je n’ai pas commencé à en parler, c’est vous qui êtes venus avec ces questions. Le sujet revient sans cesse, partout, parce que les gens se demandent et sont fascinés à chaque fois que quelqu’un comme moi soit allé à l’armée et ait tenu jusqu’au bout.
Et puis il y a une réaction en chaîne. Ça fait partie de ma vie et je suis une personne ouverte, qui en parle – du bon comme du mauvais côté.
La force de surmonter toute cette haine, c’est clairement ma communauté qui me la donne, et toutes les personnes qui m’écrivent et me remercient – en disant qu’elles se sentent inspirées et comprises par moi. « Enfin, quelqu’un en parle de manière honnête et compréhensible. »
Il arrive aussi une infinité de messages positifs – du genre : « Grâce à toi, j’ai eu le courage de me défendre – de signaler quelque chose – de me présenter tout simplement à l’armée. » Ces vidéos et ces photos de moi, montrant que j’ai tenu le coup, ont impressionné tellement de monde – je n’aurais jamais pu imaginer à l’époque que j’atteindrais autant de gens avec ça.
Tous les hommes de 18 ans en Suisse passent par l’école de recrues. Y vois-tu une chance de faire bouger les préjugés ?
Ouh là… Cette phrase que j’ai dite a aussi fait réagir beaucoup de monde et créé des malentendus. Elle a été démolie dans les commentaires d’une maison de médias et par un YouTubeur qui m’a complètement ridiculisé et a déformé tout mon message, pourtant bien intentionné, en disant des choses comme quoi même Poutine tremblerait devant moi, parce que je suis comme je suis… (article Nau.ch / podcast « Kweer durch d’Schwiiz » [littéralement « queer à travers la Suisse »] / YouTubeur Nebelspalter)
Mais OUI : je reste de cet avis – bien sûr seulement pour ceux qui vont effectivement à l’armée – pour une raison simple :
Dans l’armée, des gens de tous les coins de la Suisse se retrouvent ensemble. C’est clair : chacun vient d’une famille différente et reprend les valeurs des parents, celles qu’on lui a montrées. Et c’est tout à fait logique – on ne connaît que ce qu’on a vu à la maison… C’était pareil pour moi. Pendant ma scolarité, je pensais aussi qu’être gay était quelque chose dont il fallait avoir honte – parce que c’est ce que tout le monde montrait. Ce n’est qu’en arrivant à Zurich – en m’évadant – que j’ai vu un autre monde, une nouvelle perspective, qui n’était pas façonnée par mon entourage, et c’est alors que je me suis forgé ma propre opinion.
Donc, pendant toute l’école de recrues, l’armée suisse a justement la possibilité de montrer les valeurs suisses, de les incarner et de les transmettre à ceux qui sont à l’ER – autrement que ce qu’on connaît peut-être de la maison.
Quand on entre à l’ER, on est curieux, un peu effrayé et nerveux. On n’a en principe aucune idée de ce qui va se passer ensuite – et on est donc d’autant plus ouvert.
Beaucoup quittent la maison pour la première fois et vivent, grâce à l’armée, un quotidien complètement différent. C’est justement là qu’on pourrait transmettre une vision qui contribue à faire changer les mentalités… Montrer l’exemple, que le fait d’être gay est normal et que le sexisme n’est pas accepté non plus. Avoir du respect pour notre pays et pour nous-mêmes. Montrer correctement les valeurs que nous avons en réalité.
Car aucun bébé ne naît raciste ou homophobe – mais on reprend tout de ses parents. (Enfin, la plupart du temps, c’est clair, il y a aussi des cas où les parents n’y sont pour rien s’ils ont un enfant qui se comporte comme un connard, mais dans l’ensemble, on reprend énormément de choses de ses parents.) Ça commence par l’hygiène corporelle, par la nourriture, et ainsi de suite… Partout, il y a de petites choses que nous reprenons – parce que, sans elles, nous ne connaissons tout simplement rien d’autre…
C’est exactement pareil pour l’attitude envers autrui. C’est logique, non ?
Et puis soit on s’en rend compte soi-même : « Oh, là je ne suis pas du même avis » – soit quelqu’un nous montre que ça peut aussi se passer autrement. Il y a des gens qui le remarquent seuls – qui se forgent seuls une nouvelle opinion… Mais il y en a aussi beaucoup qui restent prisonniers de leur cercle intérieur et ne regardent jamais au-delà de leur horizon…
Que conseillerais-tu à une jeune personne queer qui s’apprête à faire sa propre ER ?
Il y a différentes options. C’est tout à fait okay si tu gardes ce petit détail pour toi – car être queer – dans mon cas, gay – n’est qu’une sexualité, pas un trait de caractère. Ça ne dit rien sur tes capacités et tes actes – ça ne dit rien sur toi en tant que personne.
Si tu veux le partager – partage-le et assume-le – je trouve ça fort. Mais si tu décides de le garder pour toi, parce que ça ne regarde personne, je trouve ça tout aussi fort. C’est individuel. Chacun doit faire comme ça lui convient.
Ce qui est clair, cependant : il y aura des remarques. Si tu es fait·e coming out, elles seront dirigées contre toi – si tu ne l’es pas, ça ne te concernera pas personnellement, mais tu les entendras quand même au quotidien.
À cela s’ajoute encore : es-tu, en tant que personne, plutôt féminin ou masculin ? Ce sont encore deux mondes différents, dont peu de gens parlent – mais le fait est : si tu es plutôt du genre masculin, c’est en principe plus facile, parce que les gens ne le voient/remarquent pas sur toi. La plupart ne le remarquent pas et le sujet n’est même pas abordé te concernant, parce que personne ne part de ce principe. C’est aussi comme ça au quotidien. Dans la rue, on ne te crie pas « pédale » au passage – parce qu’on ne le voit pas sur toi.
Mais si tu es plutôt féminin, comme moi – dans l’apparence, la voix et la démarche –, on le remarque tout de suite…
Je n’ai pas eu le choix – de le garder pour moi ou de le partager –, parce qu’on le voit/le remarque immédiatement sur moi.
Souvent vient alors la remarque de l’extérieur : « Bon, eh bien adapte-toi donc un peu plus… » J’ai souvent essayé, mais ça ne marche pas – parce que je suis tout simplement comme je suis. C’est ma manière d’être, que je ne peux pas changer.
Et là, tu ne peux plus le « nier »… Alors la question se pose : peux-tu gérer la pression ?
On n’a pas besoin d’être aussi rationnel que je l’ai été, mais après, c’est une question de personnalité… Comment es-tu, en tant que personne ? Comment gères-tu les hostilités dans la rue ?
Chez les personnes lesbiennes, c’est similaire – juste inversé. Celle qui est plutôt masculine dans son genre/style sera vite insultée et traitée de « camionneuse ». Et celle qui est féminine et chez qui on ne le voit pas ne reçoit pas ce genre de remarques – mais elle est sexualisée. La haine/l’hostilité est tout à fait différente, bien que les deux soient lesbiennes. Ce qui est clair cependant : les personnes chez qui l’on voit plus clairement qu’elles sont queer sont bien plus la cible d’hostilités…
L’armée est le miroir de la société. Quelqu’un qui, comme moi, est plutôt féminin dans sa manière d’être, vit aussi ça au quotidien dans la rue… C’est alors à toi de voir comment tu gères ça… But go for it – si j’y suis arrivé, toi aussi tu y arriveras.
Où vois-tu aujourd’hui encore le plus grand écart entre la tolérance zéro officielle et le quotidien à la caserne ?
Je crois que la plus grande différence se situe entre ce qui est clairement réglé officiellement et ce qui, au quotidien, est parfois balayé d’un « ça fait partie du truc ». Justement dans une caserne avec un fort esprit de groupe et des hiérarchies, certaines limites sont peut-être remises en question moins rapidement.
On peut faire une blague stupide de temps en temps, ça fait partie du jeu, et certaines personnes de la communauté doivent aussi un peu travailler sur elles-mêmes pour ne pas être trop susceptibles. Mais il y a aussi des limites. Le bon sens, que beaucoup ne comprennent pas… Pour ça, il faut des modèles qui montrent l’exemple, qui en parlent et qui tracent les limites. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut inciter à la réflexion.
Haine & communauté
Comment gères-tu personnellement les commentaires de haine quand ils arrivent ?
La haine, je l’analyse toujours. Tout dépend d’où elle vient et pourquoi.
Si je fais une erreur, je l’assume et j’en tire des leçons. Si je suis mal compris, je peux aussi comprendre comment c’est arrivé – mais aussi poser une limite, parce que je sais ce que je voulais dire quand je dis quelque chose. Mais il y a aussi une limite – quand il y a des insultes, des mots méchants, des menaces, etc.
Ensuite, j’aime bien regarder les photos de profil des haters – et c’est parfois assez amusant. Pour moi, c’est totalement logique qu’un Ruedi de la campagne profonde dise que mes manières sont efféminées – pour quelqu’un comme lui, c’est encore vite dit, parce qu’il ne connaît pas autre chose. C’est comme ça que j’ai grandi – hihi. Mais il a quand même regardé ma vidéo.
C’est logique que, pour une personne, je sois une « cruche », qui elle-même ne fait pas attention à elle et passe sa vie 24h/24 et 7j/7 en jogging… Nous sommes deux personnes complètement différentes.
Vous comprenez ce que je veux dire ?
Alors j’essaie de faire preuve de compréhension – ou je l’ignore.
Mais il y a aussi des situations où je réagis et où je tourne ça en ridicule. Il existe d’ailleurs quelques vidéos drôles là-dessus. Parfois, ça peut même être vraiment amusant, parce que certains sont vraiment juste bêtes.
Pour les commentaires, je réponds alors la plupart du temps avec un cœur, ou je les ignore.
Que souhaites-tu dire à la communauté queer de ta génération ?
Être queer n’est pas un trait de caractère. On se met une telle pression, surtout quand on est jeune… Mon Dieu, ce que j’ai pu avoir peur – mais en fin de compte, ce n’est qu’une sexualité, qui ne dit rien sur toi en tant que personne.
Tu n’es pas « différent·e » seulement parce que tu aimes le même sexe. Tu aimes, et c’est ça le plus important. Ne te laisse imposer aucune limite à cause d’une sexualité. Sois toujours toi-même – fais ce qui t’épanouit, poursuis tes rêves et vis-les comme ça te convient.
Et si jamais quelqu’un se met en travers de ton chemin, juste à cause d’une sexualité stupide, garde toujours ma devise en tête :
« Qui n’est pas derrière moi est sur mon chemin. »
Complète…
Si je n’étais pas devenu créateur de contenu : je serais encore manager dans un hôtel.
À 30 ans, je ne veux surtout pas : mener une vie ennuyeuse, 9h-17h, complètement banale.
Personne ne me croit quand je dis que : j’écoute AC/DC, Airbourne, Mötley Crüe tous les jours et que ce sont parmi mes groupes préférés.
TIR RAPIDE
→ Première appli le matin : TikTok
→ Dernière chanson écoutée : AC/DC – Rock the Blues Away
→ Le drink qui ne te déçoit jamais : Vodka Red Bull
→ Juron préféré en suisse-allemand : « Verdammte Souhond! » (littéralement « sacré chien de truie »)
Pronoms : He/Him
Nom : Carter
Prénom : Cyrill
Domicile : Zurich
Instagram / TikTok : Cyrill.Cc
Lieu de naissance : Lucerne/Wolhusen
Formation : Hôtelier diplômé ES (brevet fédéral)
Profession : créateur de contenu
Série préférée : Black Beauty / plutôt branché films – What’s Love Got to Do with It – Tina Turner
Chanson préférée : Elvis Presley – If I Can Dream / Lady Gaga – Disease
Signe astrologique : Sagittaire

Texte: DISPLAY Online.
Traduit de l’allemand – article paru sur display-magazin.ch.
