Hudson Williams ne mâche pas ses mots. Le 29 septembre, la star de «Heated Rivalry» a publié sur Instagram une photo des sept accusés, accompagnée du texte suivant:
«Arrest them. Fuck them and fuck Cornell, too!»
Sa publication s’inscrit dans une vague croissante de réactions de personnalités face à cette affaire.
Au cœur de l’affaire se trouve un incident survenu en octobre 2024. Une ancienne étudiante de Cornell accuse sept anciens membres de la fraternité étudiante Chi Phi de l’avoir agressée sexuellement après une fête dans une maison de la fraternité. La femme a déposé une plainte civile début septembre. Les sept hommes n’ont à ce jour été ni arrêtés ni inculpés pénalement et contestent les accusations portées contre eux.
L’affaire connaît à nouveau des rebondissements: le bureau du procureur du comté de Tompkins a rouvert l’enquête pénale. Les preuves doivent être présentées à un grand jury. Le procureur Matthew Van Houten a déclaré vouloir examiner si des informations supplémentaires justifient désormais une nouvelle évaluation de l’affaire. L’avocat de la plaignante critique, lui, le fait que l’enquête initiale n’ait pas été suffisamment approfondie.
Hollywood réagit
Williams n’est pas le seul nom connu à s’exprimer. Florence Pugh s’était déjà exprimée auparavant, critiquant en particulier le silence et la possible complicité tacite d’autres hommes. Mariska Hargitay, connue pour son rôle d’Olivia Benson dans «Law & Order: SVU», a réclamé, avec sa Joyful Heart Foundation, davantage de responsabilité et de soutien pour les victimes.
Josh Gad et Jameela Jamil se sont eux aussi exprimés dans des publications acerbes sur les réseaux sociaux. Gad a critiqué des conséquences qu’il juge insuffisantes, tandis que Jamil a formulé de manière particulièrement crue sa demande de sanctions pénales sévères. Elle a écrit:
«I think the likes of the Cornell 7 shouldn’t be allowed penises anymore. They used them as weapons, so now they have to be confiscated. I think jail time, legal castration and a removal of the shaft seems like the bare minimum.»
Cornell soutient la réouverture de l’enquête. L’université précise que des sanctions internes avaient déjà été prononcées en 2024 contre les personnes impliquées, notamment des exclusions et des suspensions. La fraternité Chi Phi concernée est depuis bannie du campus.
Ce que donnera cette nouvelle enquête reste incertain. Une chose est sûre: une affaire qui n’avait guère retenu l’attention publique pendant deux ans se retrouve soudain sous les projecteurs – et Hollywood observe de près.
Texte: DISPLAY Online.
Traduit de l’allemand – article paru sur display-magazin.ch.
